|
Tu marchais sur ta peur, et sur le toit du monde
On voyait des malheurs à cent pas à la ronde
Les nuages rouges, les arbres calcinés
Nous faisaient regretter tous les étés passés
Ces moments d'insouciance en de profonds sentiers
Nous l'avions tant aimé ce pays de merveille
Aux tréfonds de nos cœurs pour toujours il sommeille.
En ces temps indécis où grondent les pulsions
Où les âcres fumées tiennent lieu d'émotions
Il nous faut les revoir les bourgeons de ces chênes
En regardant les fleurs nous oublions nos peines
Tendres capucines et roses en boutons
Campaniles des murs, rouges abutilons
Tous ensemble entendons ces témoins de la vie
Et faisons de ce monde une éternelle envie.
|