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Ce soir le ciel est rouge, et mon bras qui s'enroule
Autour de tes épaules épouse bien ton cou,
Ton rire roucoule comme roule la houle
Ne demande qu'à croître et à devenir fou
Cette couleur de feu pourtant ne me console
De ton départ prochain pour ce pays lointain
Aventurier timide, armé de ma boussole
J'arriverai au moindre signe de ta main
Le soleil qui se couche éblouit l'autre face
De notre astre bien rond, ce monde qui retient
Mon souffle en ton absence, et mon coeur suit la trace
De ton périple long comme un désert sans fin
Les branches de l'hiver encore si cassantes
Renaissent à la vie par un bourgeon charnu
Oubliant à jamais les confessions glaçantes
Du dernier disparu, comme un cri qui s'est tu
La trace dans le ciel est un fil invisible
Qui relie nos âmes et abolit le temps,
Elle reviendra la souffrance indicible
Mon cœur bat triste et faible, et j'attends le printemps.
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