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L'enfant qui chérissait sa poupée (Philip de Berg)

le vendredi 08 avril 2016, à 18:46. Posté par COLLECTIF (auteur : Philip de Berg)







    Le Temps n’est peut-être rien qu’une illusion pour ces âmes pures qui ont tellement espéré revoir l’aube de leurs rêves d’enfant que les larmes ont enfouis.

    PAGES D’UN LIVRE INACHEVE ……

    Ô, toi mon cœur flétri, dans lequel brillera
    Toujours l’espoir des jours, comme chante le vent,
    Ces soirs d’éternité où tu priais souvent
    En attendant ton roi, demain l’aube verra

    Sur ces pages jaunies, ridées par le torrent
    De tous ces mots qu’un soir l’enfant avait hurlés
    Silencieusement pour des rêves comblés,
    Un visage espéré, un doux tremblotement.

    UN SOIR A TA FENETRE……

    Et, contemplant le ciel, sous les toits de la ville,
    Le soir, à ta fenêtre aux carreaux embués,
    Tu perçois, ébahie, les échos syncopés
    Des pleurs d’un vieux piano qu’une main bien docile,

    Sous le nocturne ennui d’un refrain qui soupire,
    Projette sur ton cœur pour d’incertains Après,
    Que, loin, tu chériras, à l’ombre des cyprès,
    Quand les jours seront gris et que l’âme chavire.

    LA-BAS PRES DE TON ARBRE……

    Le temps est un ami, comme un souffle léger
    Qui ramène toujours nos songes effacés
    Par ces grands tourbillons que les jours agacés
    Capturent comme un lâche et sombre messager.

    Mais l’arbre de ta vie s’abreuve de l’éclat
    De ces notes perdues dans l’immense Infini
    Qui donne à tes espoirs, le portrait rajeuni
    De refrains envolés pour un ciel délicat.

    LA NUIT VEILLE TES SECRETS…..

    Quand l’enfant somnambule aux pas si mesurés
    Soudain verse une larme au cœur de sa nuit blême,
    Et cherche le regard, brillant comme un diadème,
    De la vieille poupée qu’un soir, les yeux givrés

    D’un inconnu tremblant déposait à ses pieds,
    Ses mains prient et supplient de retenir encor
    Jusqu’aux lueurs de l’aube un peu des gouttes d’or
    Qui dans la noire fange éclairent sa pitié.
    …………………………………………………………………………………………..
    Le Temps n’est rien qu’un livre aux pages inachevés,
    Une fenêtre sur l’oubli qui prospère comme un arbre,
    Et à jamais, comme un soleil, éclaire notre nuit.

    (Illustration musicale : musique du film "Shining through"
    https://www.youtube.com/watch?v=4-EyYgfpgNc



    http://www.mespoemes.net/philipchevalier









    Photos : Philip)

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
rivaudais le samedi 09 avril 2016, à 00:04
Ah !Philipp, Philipp! pour moi tu es un peu le Halliday (dans ce qu'il a d'entraînant) de la poésie. Mais un Hallyday qui aurait l'âme d'un Chopin et la vitalité d'un Mozart. Le rythme au corps, la musique au coeur, la poésie en tête. J'ai l'impression que quand tu écris, ton piano ne doit jamais être loin. Et quand tu joues, les images doivent te venir en tête. Je raconte peut-être des sottises, (tu me le diras) mais ce qui est sûr c'est que tu es poète, musicien bien sûr et un sacré bon copain. Mieux, un ami. Et un type bien. .

Micheline 1940 le samedi 09 avril 2016, à 07:40
Bonjour cher Philippe,
Combien je suis heureuse, ami, de vous relire, et je me demande encore avec de l'inquiétude, comment j'ai pu manquer tant de vos merveilleux écrits, cela sans même les découvrir sur le Site depuis si longtemps... J'en ai perçu, dans l'instant un coup au coeur, ce même coeur fragilisé chez vous, aussi, ce que je ne savais pas, que j'apprends aujourd'hui, et qui me fait chagrin. Notre sensibilité nous déchire parfois, et souvent vient la peine qui nous chiffonne l'âme... Je vous envie d'avoir encore au bout des doigts, les touches du piano qui apportent à l'esprit la réjouissance, le don de la musique qui vous emporte ailleurs et vous place près des Dieux ! Le Temps et l'Espérance, l'Aube et ses illusions, les pleurs d'un piano, l'ombre des cyprès, et mon âme chavire ... J'ai adoré vos textes qui m'ont été droit au coeur ! Merci pour cette émouvante lecture empreinte de grands et délicats sentiments, quand l'âme bien chavire, emmêlée de regrets...
Très amicalement et sincèrement, ami Poète !
Micheline.

louis le dimanche 10 avril 2016, à 16:33
Chaque quatrain comme un octave
Du grand Philippe et ses beaux vers
Qui mettent mon âme à l'envers
Par leur sonorité suave.
Amitiés Richard (louis)

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 11 avril 2016, à 15:37
Ah, en rentrant de voyage, je m'aperçois que l'on a posté un de mes poèmes. Bon eh bien, c'est peut-être la marque d'une attention poétique particulière. Parfois je sais écrire à peu près correctement, ou tout du moins avec une certaine authenticité. Je vais donc répondre à mes trois commentateurs. Je vous remercie tous les trois, ne doute pas un instant de la sincérité de vos appréciations, mais ne prenez pas mal le fait que je vous démontre que je ne mérite pas une telle estime.
Pour MICHELINE :
Je commence par vous, bien chère Micheline. Je sais que vos appréciez en général ma poésie et que vous en percevez la sensibilité. Je dirai - sans nullement vous froissez - que des poèmes parfois écorchés, de facture romantique émeuvent parfois plus. L'image du romantique fait souvent mouche. Il y en a, et cela peut-être légitime et je le respecte, que cela fini par agacer. Le fait que Collectif ait ainsi reposter un de mes poèmes, assez récent, n'est nullement la preuve que cela soit un bon poème. Certes il est écrit dans un français correct.
Micheline, votre commentaire est cependant très délicat, il me comble, car je pense que là, vous avez effectivement perçu une part de ma sensibilité. Cependant ce poème ne parlait aucunement de moi (où peut-être inconsciemment.
Il me faut enfin, démystifier un aspect de mon "art" parallèle (je mets art en minuscule et entre parenthèse) qui laisse souvent accroire que je compose mes poèmes tout en jouant du piano et en faisant le lien avec mon inspiration poétique. Oui je suis passionné de piano, classique en général, mais je suis tout autant fan de rock, dans des genres qui peuvent être aux antipode de Chopin !!! Mais surtout, il ne faut pas s'imaginer que je suis un merveilleux pianiste. Je joue honnêtement, sans plus, je sais composer de la musique (au piano entre autre) qui m'emporte bien loin, personnellement. Mais cela s'arrête là. Je ne vibre qu'à la mesure de ma propre sensibilité (et des rares personnes qui m'ont entendu jouer du piano). Aussi, la musique - si elle est particulièrement importante dans ma vie - n'est surtout pas, Micheline, désolé "un don qui me place près des Dieux" !!!! Si le hasard de la vie vous fait m'entendre jouer du piano, vous jugerez par vous même.
Mais, surtout, surtout, Micheline, ne prenez pas ma réponse pour un reproche. De surcroît, vous aurez remarqué que je n'ai pas posté de poèmes depuis un certain temps. La magie de la poésie n'est plus au rendez-vous. Rien n'y fait. Pour moi la magie est une sorte de miracle alchimique qui, pour reprendre votre expression "vous emporte ailleurs", parfois même sans que l'on ne s'en rende compte. Elle s'est envolée. J'appréhende le prochain poème que je posterai, car j'aurai ce jour la fierté qu'il soit beau, sincère et je n'en ai pas la conviction. Néanmoins, je vous adresse mes toujours chaleureuses amitiés bien respectueuse. Philip

Pour LOUIS (RICHARD) :
Si je suis plus court, dans le commentaire que je te fais, je suis tout aussi sincère et en fait, le long commentaire ci-dessus à Micheline est en quelque sorte une réponse commune à tous les commentaires.
Toi aussi, Richard tu évoques des "sonorités", des "octaves", donc de la musique. Oui, très certainement mon amour pour la musique fait que cette dernière est souvent en filigrane dans mes vers. Mais, soyons modeste, j'ai le sentiment personnel que, bien écrit cependant, ce n'est certainement pas du "grand" Philip qu'il n'y a d'ailleurs jamais eu. En tout cas, à toi aussi, j'adresse mes remerciements car je sais que ton commentaire est sincère. Amitiés. Philip.

Pour RENE (RIVAUDAIS) :
A toi aussi, merci René. Avec ceux des autres ami(e)s ton commentaire me touche beaucoup. Ce n'est d'ailleurs pas un repost (et c'est un poème qui n'a que quelque mois) et ne connaissant pas Collectif et encore moins ses choix, j'ai eu ce mélange d'étonnement, de plaisir - un peu douloureux, car j'ai plutôt envie de me faire oublier - et de perplexité en revoyant mes vers tout récemment postés.
Je me suis expliqué dans ma réponse à Micheline, plus haut, sur le mythe du piano qui serait en quelque sorte ma seconde main subliminale qui m'aiderait à l'écriture poétique. Elle peut encore l'être, certes, il me suffit de jouer ou d'improviser des morceaux dans des tonalités mineures bien tristes, mais c'est ce que je ne veux surtout pas faire. Et puis donc, je n'ai pas le milliardième de talent d'un Chopin ou Mozart, même d'un simple professeur de piano. Donc, je crains (par vanité ?) d'avoir entretenu un mythe à trop parler du lien entre ma poésie et mon piano. Mais une chose est certaine, il m'a donné plus d'une fois l'opportunité de générer des images poétiques qui sont devenus des vers. Tu ne disais pas de bêtises sur ce point. Enfin, dire que dans la vie "je dois être un sacré bon copain", je l'espère. On ne me retirera jamais le fait d'être toujours chaleureux.
Dire que "je suis un type bien" me blesse ! Eh oui, beaucoup de gens le disent encore de moi, même après m'avoir connu. Dois-je dire "ça doit être un peu vrai, il n'y a pas de fumée sans feu....". Je ne sais pas. J'aurais tellement voulu être quelqu'un de bien.
Mais à toi aussi, je t'exprime le regret de ne pas avoir été aussi sympathique que cela, par mes propos, en réponse à la gentillesse que l'on m'a accordé dans chacun de vos commentaires. Amitiés, René.
Et amitiés à tous. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

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