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Je retenais le vent, j'estafilais le temps
Je cherchais lentement comme un beau matamore
A éviter ces chants que ma raison abhorre
Ces voix de l'au-delà, l'appel de mon printemps
Malgré le jour tombant, et la corde qui plie
Moi je recommençais, sans peine et sans fardeau
Encore accompagné de mon meilleur bardot
Je portais alentours les secrets de la vie
Au long de la journée explorant ce filon
Pierre noire et précieuse, aussi de l'améthyste
Écus dorés et plats au chevet de l'artiste
L'air arrogant et fat, la crinière du lion
Et puis elle venait, descendue des Hauts
Puis marchait devant moi avec son pas docile
La longueur de ses cils, la beauté de la ville
Le pic de la falaise où le vent souffle chaud
Aussi emporte moi, trouve la voie facile
Partons dès maintenant, ma main prenant ta main
Rejoignons cet abri qui parait si lointain
Retrouvons le chemin et ce sentier fragile.
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