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Le voyage du sommeil vient séparés nos êtres,
Et nous a éloignés comme deux continents.
Mouillés dans les vapeurs de l’absence consciente,
Nous jetons le voile noir du silence sur l’amour.
La nuit a refermé le jour comme un livre,
Et ponctué nôtre histoire, éteignant sa lumière,
Alors que l’autre monde digère mon esprit,
La solitude éclos, comme la fleur d’un mal.
Tu es passé déjà de l’autre côté du fleuve,
En accueillant le sort de Morphée dans mes bras,
Faisant de mon étreinte, le coffre de ton repos.
J'abandonne sur la rive mes vêtements de vers,
Pour plonger dedans le rêve et nager comme toi,
Là que ton être dors, je m’endors le rejoindre…
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