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J’aimais flâner le soir
Sur les bords du ruisseau,
Deviner dans le noir
Frémissement de l’eau.
Je savais qu’un beau jour
Ces berges deviendraient,
Vestiges pour toujours,
Mémoires d’un passé.
Je ne voulais pas croire
Malgré cet arrêté
Que l’homme par pouvoir
Fleuve mutilerait.
C’est d’actualité,
Saccages et destructions,
Volonté d’exister,
Pouvoir, machinations.
Un jour ils comprendront
Qu’on ne peut pas ainsi
Briser sans condition
Si beau cadre de vie.
Jean-Louis Doumergue
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