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Pensais-je chercher, j'étais seule
Mais quand la solitude perdure, on s'y complait
Voulais-je trouver, je ne savais plus trier
Quand ils étaient accrochés
Moi, je tombais
Je savais plus où regarder
J'voulais posséder le ciel
Mais je baissais les yeux,
Je ramassais des miettes d'étoiles
Et puis, je soufflais
POUF
Délit de fuite,
Après la tempête
J'évite
Les maîtres nageurs,
Et les naufragés
J'préfère chercher une ancre
Loin des sables mouvants,
Loin du large
Un endroit où noyer mon encre
Dans l'amertume et la rage
Mais lui,
Lui c'est un rescapé du bourreau
Il m'a distancé,
L'île déserte, il l'a déjà trouvée
Et y a planté son drapeau
Il me fait entrevoir un renouveau
Des mots bleus au delà de la marge
Indéchiffrables, seulement des signes
Quelle langue parle t-il sur son île ?
M'apprendra t-il à lire
Entre les lignes ?
C'est un tyran,
Si vous pouviez damner,
Me donner
La douceur de son sourire
Laissez moi
Éteindre
Étreindre
Son emprise
Il est
Inquiétant
Enivrant
D'y être soumise
S'il y a un ange
Faites qu'il m'échange
M'arrange
Une vie
Mon amour est
Un feu sacré qui
S'étiole
Lorsqu'on
Menace
De l'éteindre
Mais dans ses yeux,
Le froid, le feu
Je dégringole
Du haut de mes
Certitudes
J'ai pas l'habitude
D'être à découvert,
Dans un état de servitude
Pas de quoi être fière
Faites taire cette sorte de silence,
Cette atroce indifférence !
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