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Aujourd’hui, la vieillesse est trop grande pour des hommes trop petits,
Les jours qui s’enfoncent dans la chair comme des épines christiques
rassemblent en une vaste assemblée de martyrs un peuple éperdu
Et dans les flocons du temps qui fondent sur la terre et s’oublient dans l’espace.
Des hommes et des femmes titubants de souffrances et abrutis d’images
qui bougent, restent immobiles dans des fauteuils de mousse et de laine synthétique.
Les philosophes qui cherchaient à comprendre la vie s’autorisaient la liberté de la mort
Les spectateurs du monde nourris de pilules et perclus d’épuisement sont attachés à la vie.
Leur désir de vivre s’efface dans l’attente si vivace d’une délivrance qui tarde tant.
Il y a des jours et des jours que l’un veille sur l’autre.
Il y a des nuits et des nuits que je veille en Lui, fol espoir,
Attendant de souffler la bougie qui me rendra le sommeil et la paix
et même aussi la Joie et me retirera ces poids qui rendent mon être
si douloureux parmi les fleurs de champs et les fruits des arbres.
Et aujourd’hui nous veillons
Cherchant la Paix
La Joie dans cet instant, nous quitte.
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