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Entendez-vous les ombres noires
Le souffle chaud à votre oreille
Le frémissement et le trépas
Tout doucement si près de vous
Crachant au ciel la mer qui gronde
Pour les enfers venus du monde
Et les amères de votre bouche
Sur votre peau et sur vos pas
Sur votre sein un cœur de ronge
Sachant très bien faire les éclats
Et manger bas la terre de l'autre
Et assouvir le feu des bras
Au grand manège qui rend stupide
D'un grand drapeau tombé en mer
Et les esclaves afin de haine
Entendez-vous les ombres noires
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