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Nous achevons nôtre course dans l’amour physique,
Comme celle de deux astres, dans l’univers interne.
La lumière a jaillit, ultime, du dernier mouvement,
Laissant la terre ivre, dessous les nuages de l’idylle.
A travers les latitudes parallèles, allongés et seconds,
Etourdis dans l’état des amants consumés,
Nous témoignons de l’étreinte, avec une odeur de cendre,
A cet endroit du feu, où nos êtres pratiquèrent l’union.
Nous résumons l’histoire de l’alchimie des chiffres,
Par les langueurs absolues, d’une torride mathématique,
Abandonnés au vouloir des eaux, semblables à un lourd navire.
Le silence nous emporte au large de l’horloge,
A l’ombre tiède des choses, le sommeil nous absorbe,
Dedans la chambre parmi les vapeurs de notre passion…
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