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Le bourgeon sur cet arbre va finir par éclore,
Dans quelques jours enfin, au début de l'aurore,
Elle devra partager son triste petit coeur,
Cette nouvelle vie c'est le fruit du malheur.
"Lorsque l'enfant paraît, la famille applaudit"
Elle ne les verra pas, s'en ira sans un bruit,
Il n'est pas bienvenu selon la tradition,
Fille mère à son age est une trahison.
Neuf mois écoulés, tout en crainte et silence,
Fuyant son entourage, redoutant l'échéance,
Mais de son coeur à elle quelqu'un s'est il soucié?
Ce malheur oppressant, le peut-elle supporter?
Les voisins, les amis que vont-ils en penser,
D'une frêle jeunesse, en faire une traînée!
Que du doigt on s'empresse, à tous de montrer,
A peine dix neuf ans, et n'être pas mariée!
Alors elle a choisi de très loin s'en aller,
Un matin de printemps avec son nouveau-né,
Dans les yeux de l'enfant, le miracle a brillé,
Et par enchantement elle a ressuscité.
A présent c'est un homme, et elle en est si fière,
Elle est comblée heureuse et dans une prière,
Elle remercie le ciel, pour ce joli cadeau,
Son petit bout à elle.....valait bien tous ces maux.
Marie-Rose
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