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Sur le fil de la vie nous voici suspendus
Pauvres funambules nous courrons les pieds nus
Là, au-dessus de l'eau, à la crête du vent
Nous sommes libellule sur un roseau tremblant
Nos ailes avortées n'atteignent pas les cieux
Que moutonnent en riant les anges facétieux
Lorsque finalement la comédie s'achève
Nos mains laissent couler, et le sable... et le rêve !
Les lourds galets polis de la déliquescence
Recouvrent de graviers notre chemin d'errance
Hélas, qu'espérions-nous? ridicules passants
L'instant marche sans nous au bras d'autres avants
Aux cœurs d'autres après, nous n'habiterons plus
Au courant d'autres jours nous aurons disparus !
De ce rai de soleil effleurant l'océan
Nous sommes la lueur qui s'éteint au couchant
De ce fil d'un destin longuement paumoyé
Nous sommes le tissu qu'on ne peut repriser
Qui pourrait empêcher quand retentit l'horloge
Que ce fil de la vie ... nous enserre la gorge ?
Rosaly
http://www.mespoemes.net/rosaly
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