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Qu'il revive l'instant où tu venais en douce
Toi ma belle amoureuse aux robes vaporeuses
Doucereuse maîtresse, élégante prêtresse
Tu as gravé en moi les couleurs de la vie
Les douleurs de l'amour et de ses avatars
Les regards langoureux frénétiques furieux
Retards aux rendez-vous, minutes dangereuses
Où le poids de l'attente a déréglé les cœurs.
Et puis reviendrait-t'il le temps des confidences
La tendre alchimie des heures de confiance
La méfiance dissoute au beau brun de tes yeux
Le parfum si léger lilas et vétiver
Qui encore envahit mes longues nuits d'hiver
Quand l'odeur du sommeil nous aurait fait damner.
Je te regrette encore à l'heure raisonnable
Où les pieuses pensées et les projets si mornes
Envahissent mon âge en quête de refuge.
De tes amours je veux l'éternelle saison!
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