|

Et là, sous la verdure où le soleil hésite
À lancer ses rayons, et là, sur le sentier
Damassé de feuilles rousses et confortables
Dans cet écrin coquet, dans ce chemin secret
Je comprendrai enfin pourquoi tu m'as quitté
Et parfois, quand chuintent les fougères humides
Lourde rosée du matin, parfois revient
Le goût de tes larmes salées, comme une mer
Dans la terre ocre, après l'orage de tes pleurs
J'apercevrai vraiment la perte du bonheur
Enfin, à bout de souffle, approchant du ravin
Où se jettent les eaux, enfin, en contemplant
Le tapis infini de jonquilles heureuses,
Le mystérieux sous-bois de nos amours passées,
Je serai soulagé du poids de mon chagrin.
|