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Ecrire en mots invisibles, et cacher son caractère
En phonétique saccadée, caressant lisse relief
Sur la feuille unie, aucunes tangentes parallèles
La portée des sons n’est utile d’être transmise
Car notre accord en majeur vibrato depuis tant
La clef des quatre saisons, semble inachevée
Pour un boléro valsé en trois temps ibérique
Ou pouvant se porter en chapelière antique
De ces symphonies nominatives et numériques
Qui proviennent de ce nouveau monde vécu
Mais posté là dans ma hutte le cœur crocheté
Mon disque musical, parsemé de ce trou usé
Trace un sillon qui déroule cette sonorité vitale
Caressé par cette pointe rouge saphir éternelle
Quand le sursaut crée un bref retour en arrière
Sur cette route en vinyle, le noir devient couleur
Le son traduit ces doubles croches de possibilité
Du ton mineur, devenu adulte en un long soupir
Se propageant en sourdine, sur mes racines arides
Et garder cette onde sonore, pour surfer sur la vie
Bien souvent refuser d’entendre cette petite musique qui rythme notre inconscience
Donne l’impression d’un contrôle total de notre émoi, mais son sens n’est pas de nous brimer
Mais plutôt de nous inciter
TDR B59
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