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Et la mer est si basse, et les pas dans le sable,
Éphémères témoins d'un instant si fugace,
Fragiles œuvres d'art dans la glaise du temps,
Et les pas dans le sable bravent l'eau et le vent.
Au lointain la colline, autrefois un volcan,
Autrefois menaçante et superbe déesse,
Rugissante et cruelle, jaillissante et rebelle,
Au loin sont la colline et la résignation.
La dune, et au-dessus la lande famélique
Ébouriffée et nue et ployant sous le vent,
Attend la couleur jaune en ses champs de genêts
La lande famélique et sa belle espérance.
Je marche dans la sable humide et bienfaisant,
De l'instant qui s'enfuit confortable matrice,
Un abri, un refuge, un solide rempart
Pour une puce d'eau à la vie éphémère.
Et nos pas qui s'en vont à la douce baignade
Unis, entrelacés, menus et minuscules
Comme un peu trop confiants dans ton rire éclatant
Nos pas si minuscules sont un signe de vie.
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