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Le marionnettiste
Le vent ignorait tout des ombres
De ses paysages, de ses néants
Seul son regard apprit l'abandon
D’une pensée captive et renversée
Elle s'accrocha dans ses carmins
En serrant contre elle tous ses fils
Telle une amante, agile vespérale
Aux croix d’un marionnettiste aimé
La peine ignorait tout de sa pénombre
De l’ensecret , de ses gisants
Seule la douleur décrit la soumission
D’une ronce furtive et enracinée
Il s'accrocha dans ce rouge festin
En serrant contre lui tout son asile
Tel un amant subtil et abyssal
Ses mains découvraient son aimée
Joart
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