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C'est l'orgueil de savoir que je tiens dans les mains
Ces flammes qui te font rougir quand la nuit tombe
Et qu'au creux de ton lit tu explores tes reins
Te tordant de plaisir quant mon chant te féconde
C'est l'orgueil de savoir que je tiens dans les mains
Ces flammes qui te font rougir quand la nuit tombe
C'est l'avarice aussi je garde les caresses
Dans un coffre blindé à l'abri des jaloux
Je frappe la monnaie de ta belle tendresse
Pour t'étendre en douceur sur la planche à bisous
C'est l'avarice aussi je garde les caresses
Dans un coffre blindé à l'abri des jaloux
Puis c'est la gourmandise à te dévorer crue
Marinée en brochette ou sautée à la poële
Qu'importe la cuisson lorsque je te vois nue
Rosée ou cuite à point j'ai comme une fringale
Puis c'est la gourmandise à te dévorer crue
Marinée en brochette ou sautée à la poële
La colère parfois juste pour l'arc-en-ciel
Arroser de sanglots la torpeur de l'été
Qu'importe le prétexte à épancher le fiel
C'est si bon de guérir en se laissant soigner
La colère parfois juste pour l'arc-en-ciel
Arroser de sanglots la torpeur de l'été
L'envie de toi qui rôde et s'infiltre partout
Comme un lourd pare-faim dans un soir de folie
Quand l'orage à venir électrise les doux
Nuages surchargés n'attendant que la pluie
L'envie de toi qui rôde et s'infiltre partout
Comme un lourd pare-faim dans un soir de folie
La paresse souvent quand il faut te quitter
Dans le blême matin des fins d'après-midi
Et loin du nid douillet parcourir les sentiers
Glacials de ces zombies qui méprisent la vie
La paresse souvent quand il faut te quitter
Dans le blême matin des fins d'après-midi
La luxure toujours de la cave au grenier
S'enrouler dans la paille ou dans les herbes folles
Se laisser envahir de chaudes voluptés
Ou saccager un lit quand le désir décolle
La luxure toujours de la cave au grenier
S'enrouler dans la paille ou dans les herbes folles
Chimay
http://www.mespoemes.net/chimay
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