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L'envie qui revient, cette vague géante,
Qui va tout emporter, faire céder la digue
Qui va te ramener aux sources du malheur
Éternelle énergie, inépuisable souffle
S'installer dans la vague et mieux la regarder
Les yeux éclaboussés et rougis par le sel
La nuque chaude et fière, enhardie au soleil
Tous les muscles tendus vers cette unique joie
Chevaucher le réel tel un beau compagnon
Toutes beautés dehors, tous rêves désirés
Entrer enfin en soi et calmer les douleurs
Du beau ciel irisé en revoir les couleurs
Écoute bien la voix venue de l'enfer
Et ses tristes conseils, appels si mortifères
Elle te propose encore et encore la joie
La joie et le malheur en unique festin
Il fait chaud ce matin, je suis si fatigué
Et las et souffreteux de toutes ces tensions
Et tristement présent à ma vie de peu
Ce goût amer et fade, et qui emporte tout.
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