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Tu détournes les yeux et regardes là-bas
Le soleil dur qui sombre au bas de la colline
Où nous avons souvent rêvé notre avenir
De purs instants lointains qu'il me faudra bannir
La ligne toujours verte offerte aux feux de l'astre
Diagonale infernale au milieu de nos jeux
Cet instant indécis, brutal et mystérieux
Qui clôt nos jours anciens à l'abri des sapins
Dans ton regard absent se reflète la fin
D'un avenir si doux que nous avions construit,
De ces projets bien fous en marge des humains
Dont l'amour s'effile bien avant le grand âge
Et moi je reste là, ma blessure est profonde
Meurtrissure féconde en sentiments brutaux
Et moi je reste là, incrédule et transi
Espérant à demi ta main sur mon épaule.
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