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Demeure de l’âme
L’œil perçant du poète souriait heureux,
La plage déserte invitait au merveilleux,
Et offrait à sa vue ses fastes images
Comme pour lui dire : « regardes et partages ! »
Du lieu émanait une sereine impression,
Les cieux s'imprégnaient d'une pleine attention
La nature entière semblait se mettre en scène,
Un clair-obscur filtrait son ombre dans l'arène.
D'un ton pastel l'azuré mauve rosissait,
A tire d'aile l'astre fauve s’enfuyait,
Le firmament dévoilait alors ses richesses
Par une myriade d'étoiles enchanteresses.
L'océan grandiose roulait ses flots d’argent
Qui venaient moroses, mousser au sable blanc.
Sur la côte affilée veillaient immobiles
Des géants ciselés à l'allure tranquille.
La vague l’envahit en submergeant son cœur
Vogue ! L’esprit à l'empyrée des grandeurs,
Lueurs d’un ailleurs où naît la claire lumière,
Eden enchanteur où mon âme s’insère.
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Effaran
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