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Et je suis reparti sur le chemin pierreux
Mes pieds nus écorchés, un peu comme un aveu
La colline me jauge, et de son air sévère
M'indique à mots couverts l'austère monastère
J'arrive - Ô mon Dieu - tout couvert de péchés
Me repentir encore à l'ombre des clochers,
Avec pour tout bagage une robe de bure
Un cordon de velours en guise de ceinture;
A gauche, aussi à droite on voit bien ces champs verts
Pleins d'espoir et de vie, offrant à l'univers
La souriante force des espoirs intranquilles,
Rêves réalisés malgré les temps hostiles;
Et moi - pauvre de moi - si j'offre au vu de tous
Mes péchés bien véniels et mes vices si fous
Humaines envies de chair et bonne chère
Je me repentirai, le rude phalanstère
Sera mon seul refuge, et les siècles prochains,
Je le sais - je le veux - si j'échappe aux Romains,
Je les consacrerai au salut de mon âme,
Mon Dieu je reviendrai de cette vie infâme!
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