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*LES VAGUES DE L'AMOUR*
J’ai le regret souvent de ta main sur mon bras,
D’un baiser les yeux clos, le souffle retenu,
Lorsqu’au fond de la nuit de la côte bretonne,
Aux vagues de l’amour, toutes armes rendues,
On se laissait aller avec le ciel pour toit…
Souffle de l’océan et ressac entêté,
La morsure du froid qui annonce l’automne,
Rappelaient aux corps nus la fin de leur été ;
Mais au jardin des cœurs éclosait le printemps …
Tu étais déjà mienne et pas encore ma femme,
Pour maison, une tente, deux cœurs et une flamme,
Qui brûle encor ce soir quand j’entends l’océan,
Battre dans ma mémoire, contre le mur du temps.
Vagues qui s’élancent à l’assaut du soleil
Ne l’atteindront jamais ; mais elles essaient toujours
De se donner au ciel, comme s’y essaie l’amour,
En lames incessantes qui portent leur écume
Très haut, et d'un effort, vont caresser la Lune.
17 mars 2002
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