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Je désire te dire qu'il est beau ce volcan
Et son flan éventré, ses joues ravinées
Par des siècles si longs d'homériques colères
Une vie éternelle à contenir la lave
Avant que d'exploser en myriades de pierres
En nuages de soufre, en gigantesques souffles
Il retient sa colère, et puis il se libère
De ces longues années à calmer les enfers.
Et moi je reste là dans le divin espoir
De réapprendre en moi cette force brutale
Cette envie d'exister au-delà des frontières
Où la raison me cloître en attendant la fin
Je voudrais en tirer toute la quintessence
Visiter les pays d'hier et de demain
Contrées crées en de violents orages
Débauche de fusions, orgies d'énergie.
J'apprivoise les rocs alignés à Carnac
J'imagine les chocs de la terre et du vent
Au dos d'un éléphant je franchis les montagnes
Je réchauffe à jamais les soldats de Russie
J'inonde le désert et fais pousser la vigne
Vite je vole encore au secours des damnés
Emprisonnés partout en bagnes de fortune
Vitalité secrète et foi démesurée.
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