|

Je crois en toi, toi qui jadis me dit : Partons
Fuyons ces folles fêtes en hommage au hasard
Écoutons bien en face, en arrière des mots
Derrière les alcools et la fumée perverse
La morne voix de la mélancolie : Osons
Les regarder, ces belles émotions furtives
Le soupeser, ce malaise insistant : Tournons
Notre langue dans des bouches de feu étranges
Sept fois si nécessaire, apprenons les leçons
De l'esprit qui divague en de curieuses vagues.
J'ai mis en pièces, en quelques mots, les faux amis
Du langage et illusions des sens, diatomées
Du profond de nos cœurs, et vilaines couleurs
Irisées de bleus, de rouges bien mouillés
De verts si saturés par les verres versés
Dans nos gosiers fumants d'angoisse et de remous.
Accompagné du sens nouveau des longues phrases
Éclairé des progrès de mon âme rebelle
J'explore en voyageur averti les couleurs
Des rues et des villes, les odeurs des jours
Prochains, les bonheurs et purs plaisirs quotidiens
Je savoure la vie et ta belle amitié.
|