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Ils sont là les chevaux
J’les entends arriver
Ils sont là en furie
J’les entends chevaucher
Ils s’écartent à la ville
Dans les prés les poussières
Comme le sang des rivières
La nervure exposée
J’les entends marteler
En sourdine des tempes
J’les entends se souiller
Dans l’haleine des prés
Ils s’accrochent à l’odeur
Hennissant piétinés
Martelant et poussés
J’les entends arriver
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