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J'ai vu changer le monde, et ton rire a repris
Le chemin escarpé qui menait au bonheur
Escalader les monts, écouter les oiseaux
Oublier un instant les soucis et les maux
En te suivant encor jusqu'aux terres du Nord
J'échappais bien alors à ces tristes images
Tant de pleurs, tant de morts, la terrible conquête
La guerre est le décor de leur esprit fragile
Sur la neige je suis tes empreintes menues
Je goûte le silence, écoute la candeur
Ivresse de l'esprit, tranquillité du coeur
Dans les volutes blancs je rencontre le beau
J'en rêve si souvent de ces camps de fortune
Où la vie est si longue, entre violence et faim
Et la mort qui rôde dans le regard des autres
Compagnons de malheur, concurrents du destin
Et si alors j'ai peur je prends ta douce main
La langueur de ta voix, le parfum de ton cou
Qui me tiennent vivant jusqu'à n'en plus vouloir
Des ces rêves crochus, menaçants et pervers.
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