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Une eau précieuse, délicieuse, d' un goût âpre,
Frappe le sol pour le nourrir.
L' eau se répand, la terre se détend,
J' humècte mes lèvres de cet improbable liquide.
En ces lieux désertiques, brûlés par les ans,
On devine l' oasis, en des océans de dunes,
Où l' homme dessinait les runes dans l' éther,
Ensorcelé par un soleil accablant, et des lunes en croissant.
Mes pas traversent les mirages, rêves insencés,
En ces endroits où mirent les touaregs,
A la poursuite du graal dans son ciboire.
Les grains chauds du désert, jaunes et noirs s' entrelacent,
Et l' eau chaude m' enlace;
Alors j' entends au loin des chiens qui aboient...
Et la caravane passe...
Mafalda
http://www.mespoemes.net/mafalda1971
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