POEVIE.NET

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Pluie d'octobre sur la campagne pordicaise

le mercredi 13 juillet 2016, à 16:52. Posté par René


    La pluie a ravivé les camaïeux des verts
    Et l'herbe a rajeuni. Même les branches folles
    Des arbres déplumés et des haies qui s'étiolent
    Retrouvent ce matin la prestance et les airs
    Qu'elles avaient avant les chaleurs de l'été
    En ondulant gaiement au vent qui s'est levé.
    La rivière a grossi, commence à déborder
    Et qui voudrait pêcher risque de s'enliser.
    Au petit chemin creux des ruisselets de boue
    Tentent de se grouper et gerbent sous les roues
    De ma vieille voiture à l'aise en ce décor.
    La nature, rebelle, à l'écart de la mode,
    S'accepte simple et belle avant d'être commode.
    Je m'en ravis les yeux à l'égal d'un trésor.
    Aux champs en contrebas les choux mis pour l'hiver
    Reprennent de la force et connaîtront décembre.
    Les oliviers tout près tremblent de tous leurs membres.
    Le temps va revenir du long repos des vers
    Aux labours délaissés par les lames tranchantes
    Des machines de fer, ces lourds tracteurs bruyants,
    Images de la vie exigeante et méchante,
    Comme le veut l'époque, insensible aux moments
    Des regrets de jadis, des désirs bucoliques
    Du temps où tout ici se voulait romantique..
    Ils creusent leurs sillons dans les prés et les pentes
    Et ne sont rebutés ni par le vent qui vente,
    Ni le froid ni la pluie et même pas la neige.
    La campagne aujourd'hui a plein de sortilèges
    Mais aucun n'a pour moi les doux charmes d'antan.
    Images d'un passé désuet mais touchant.
    Me revient tout à coup la perte de l'absente
    Et naissent des questions sur la mort et le temps.
    Va t-en mélancolie. Oui, tout ici m'enchante.
    Je revois ma jeunesse et je songe à maman
    Tout en suivant des yeux le maïs qui jaunit
    Avant d'être fauché par l'homme ou le grésil.
    Il fera le bonheur des lapins de garenne
    Et des corbeaux pillards qui fondent sur la plaine;
    Moi, je roule, rêveur, philosophe à deux sous,
    Heureux pourtant de vivre en ce monde de fous.
    Car je peux retrouver dans ce décor champêtre
    L'amour de la nature et le sens du devoir.
    Pourquoi s'interroger : "Etre ou ne pas être ?"
    La réponse est ici qu'il me suffit de voir.
    Il est beau mon pays dans sa simplicité
    Et que j'y suis heureux malgré ma pauvreté.





    Pordic 22590 octobre 2014 . Chemin de la Vallée de l'Ic


























<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
lilo le jeudi 14 juillet 2016, à 19:18
C'était agréable de te suivre dans cette agréable promenade, ou le plaisirs simple est palpable à chaque vers, on ne doute pas de ton amour après cette jolie déclaration !
Amitiés

rivaudais le vendredi 15 juillet 2016, à 12:18
Merci Lilo. Toi même es très agréable et tes commentaires , toujours judicieux, je les apprécie tout particulièrement . Oh oui, merci!
PS je n'ai vraiment pas le temps actuellement d'aller sur le site.. Et je le regrette.

Rivaudais le vendredi 22 juillet 2016, à 09:38
J'ai l'opportunit de prendre queqlues jours e vacances...gratuitement. Donc à .. Plus tard 3 semaines ?
Mes amitiés à tous

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet