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J'ai revu dans la nuit les beautés de la vie
Ta peau douce odorante, obsession insistante
La fenêtre entrouverte et le jardin fleuri
La sueur dans le cou de l'enfant endormi
De ces trois courts instants, immortels et fuyants
Je fais un paradis, le permanent décor
Qui bercera ma mort, la descente aux enfers
De mon corps émacié qui lentement se tord
Pour toujours ils sont là, amour et réconfort
La grâce du moment, souffrance de la perte
Les larmes du passé ruissellent sur mes joues
Et mes yeux délavés retrouvent la couleur
Visage crevassé rehaussé de lumière
Cette vision si simple apprivoise la peur
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