|
.jpg)
J'ai traversé les plaines, enjambé les montagnes
Arpenté sans relâche à toutes les saisons
Les chemins cahotants, et traversé à gué
Des rivières mauvaises, des ruisselets en crue
Je vais par les sentiers des causses infinis
Les canyons brûlés aux parois dangereuses
Je les parcours encore au mépris du danger
Je dévale sans peur dans le lit du torrent
Les fleurs se font si rares, et la neige menace
Sans craindre l'avalanche en suivant ma chimère
Et l'air froid et soufré qui me coupe le souffle
En haut du raidillon enfin il apparaît
Ce refuge sommaire où tu me fuis encore
Grelottant d'espérance j'en pousserai la porte
|