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Et notre vie se fond dans le gris des adieux
Quand les bras sont trop courts, que se lâchent les mains,
Le regard détourné aux horizons pluvieux
Des amis que l’on quitte aux croisées des chemins.
Même si la nuit sait le regret de l’aurore,
La lumière s’efface aux pas des déchirures
Et l’on tourne le dos à nos rêves d’alors,
Hier devient déjà pour demain la brûlure
Dernier signe distinct de ce qui là se perd,
Emporté par la vague où notre histoire vend
Dans le jeu d’un passé figé à nos hivers
Le détail qui s’estompe écrasé par le temps.
En vain, nous restons seul à brasser l’invisible
Pour cueillir quelques grains poussières de sourire,
Cherchons le simple écho d’une voix inaudible
Perdue à peine née où chaque mot expire.
Las, de tout ce qui fut terreau de nos semailles
Ne reste que silence et étendue de sable
Lorsque sonne le glas de nos tendres chamailles
Nous voilà déjà vieux …de n’être plus aimable…
Myosotis
http://www.mespoemes.net/myosotis
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