|

Je voudrais vous connaître
Et j'aurais voulu mettre
Un visage, un parfum, un sourire, une fleur
Derrière chaque lettre
Dont vous me gratifièrent
Les journées si longues
Dans ces camps de fortune
Les plaintes et les cris, les râles et les pleurs
Peuplent toujours les nuits
Plus souvent que la lune
Les années terribles
De jeunesse perdue
Fantassin, prisonnier, le calvaire du temps
Qui s'enfuit au lointain
Dans la campagne brune
Et votre compagnie
Est celle d'une amie
Aimante, consolante, et toujours enjouée
La béquille solide
Qui permit de survivre
Je fuirai cet endroit
L'ardeur reprend ses droits
A mon tour j'inscrirai une page de vie
Je vous retrouverai
Je vous embrasserai
|