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Et j'aurais voulu croire en la force du vent
Pour me pousser encore aux plages du Levant
Me redonner confiance, user de l'excellence
De mon embarcation au milieu du déluge
Accoster en adulte aux ports de ce pays
Qui m'aurait apporté fortune et réconfort
Où j'aurais rencontré un cœur brillant et fort
Un visage touchant à contempler la nuit
Les éléments marins encore déchaînés
M'ont emporté plus loin, dans des contrées sises
Entre les équateurs séparant nos deux âmes
Dans l'humide chaleur de tes seins arrondis
Un souvenir ancien, celui des années folles
Me guidait tout encore au mitan de ma vie
Me rappelait encore en quelques sombres lunes
Le poids des sentiments, la piste des serments
Ami repars encore, et malgré les tempêtes
En ces sinistres temps reprenons les conquêtes
Ces territoires bleus et qui nous sont promis
Depuis l'éternité en toute loyauté
Les terres de l'amour et de la fantaisie
Les plaines du bonheur et de la poésie
Elle nous attendent loin, loin de ces certitudes
Où notre esprit s'épuise, et la vie s'amenuise
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