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Et je ne suis plus seul sur la terre arrondie
J'ai noué des amours, j'ai pris force de vie
Et partagé enfin ces angoisses sans fin
Qui m'étreignaient encore au début du chemin
L'univers infini était ma seule famille
La solitude tue, et mon âme en guenilles
Aurait donné le ciel, et la lune aussi bien
Pour une étreinte douce, un amoureux soutien
Et puis tu es venue à la fin des saisons
Me rendre la raison bien après les moissons
Me redonner enfin un peu de fantaisie
Moi qui faillit mourir de trop d'humilité
Qui cultivait en vain mon ingrate beauté
Je renais au roman de ta si folle envie
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