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Mère Teresa revisitée (1910-1997)

le mardi 26 juillet 2016, à 17:58. Posté par Michel Ernest


    Là-bas aux confins des Balkans
    Une petite silhouette
    Quitte sa maison en pleurant
    Sous le nom de sœur de Lorette

    Elle ne le sait pas encore
    Mais sa vie sera une astreinte
    Et peu de temps après sa mort
    Le pape en fera une sainte

    De son vrai nom Agnès Gonxha
    Elle naît en mil neuf cent dix
    Fille de Drane et Nikola
    Qui n'auront jamais eu de fils

    La mort soudaine de son père
    Laisse la famille aux abois
    Heureusement Drane, sa mère
    Trouve la force dans sa foi

    Formée par des frères Jésuites
    Agnès veut être missionnaire
    Ainsi en mil neuf cent vingt-huit
    Elle quitte son coin de terre

    Elle reste un an en Irlande
    Dans un institut religieux
    Et tant sa passion est grande
    Envers Thérèse de Lisieux

    Que ses supérieurs la surnomment
    Rapidement "Sœur Teresa"
    Et sur l'assentiment de Rome
    Elle embarque pour Calcutta

    Durant deux ans elle étudie
    Puis, connaissant tout du bon Dieu
    À la mission Sainte-Marie
    Elle peut prononcer ses vœux

    À vingt-sept ans, la bonne sœur
    Devient mère le jour de Pâques
    Pas encor mère supérieure
    Mais pas moins inférieure au Lac

    En mil neuf cent quarante-quatre
    Alors que la planète entière
    Passe des années à se battre
    Teresa vit dans la prière

    Et bien qu'elle soit directrice
    Elle veut quitter la mission
    Afin de se mettre au service
    Des pauvres de cette nation

    Ainsi, sur l'ordre du bon Dieu
    Teresa, à trente-huit ans
    En sari blanc, bordé de bleu
    Passe les portes du couvent

    Après quelques stages utiles
    Sur la médecine et l'hygiène
    Elle entre dans les bidonvilles
    De la grande banlieue indienne

    Elle visite des familles
    Lave les plaies de leurs enfants
    Prend soin d'un vieil homme en guenilles
    Donne du pain à un mendiant

    Chaque jour, après la prière
    En égrenant son chapelet
    Elle retrouve la misère
    Des "rejetés", des "mal-aimés"

    Mais contre mauvaise fortune
    Mère Teresa fait bon cœur
    Car pour l'épauler, une à une
    Arrivent d'autres bonnes sœurs

    Lentement le bouche à oreille
    Se propage dans le pays
    Des centaines d'autres abeilles
    Bourdonnent pour sauver des vies

    Bientôt aux quatre coins du globe
    S'érige sa congrégation
    Jusqu'aux pays "christianophobes"
    Dont les pauvres sont par légions

    Petit à petit on l'honore
    On la visite avec respect
    Et puis un jour on la décore
    Du grand prix Nobel de la paix

    À soixante-quinze ans, la mère
    Habite toujours Calcutta
    Et malgré sa santé précaire
    Elle mène encor son combat

    Après un ultime voyage
    Auprès du pape Jean-Paul II
    Un long dernier, elle envisage
    Auprès de l'unique bon Dieu

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