|

Je parcours en rêvant ces causses infinis
Leurs chemins de fortune aux caillasses tranchantes
Pommes de pin gisant au long de ces sentiers
Où le soleil recuit ma nuque crevassée
Au loin paraît le gris des nuages crevés
Les statues de pierre et leur mine sévère
Qui inspire confiance, et respect tout autant
Je marmonne bien bas ma prière d'espoir
La cabane offre un peu d'une douce fraîcheur
Bienvenue en ce temps d'aride canicule
Qui permet un instant d'imaginer l'enfer
De ma gourde jaillit cette couleur si bleue
Cette teinte oubliée au long des promenades
Enfin revient la vie et ses folles promesses
|