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L’amour physique est comme un territoire,
Chaque fois perdu et chaque fois reconquis!
Il est comme une langue natale oubliée,
Que les lèvres délient, en prononçant le baiser.
Et puis, l’instant d’après, révèle son lendemain,
Nous venons digérer le repas de l’étreinte,
Nous avons consommé au théâtre de minuit,
Le pain de la passion, en un liquide état.
Étourdis, à travers l’espace et le temps terrestre,
Nous cueillons quelques miettes de l’eternel,
En expirant dans l’air, un sentiment essoufflé.
Nous ne sommes qu’un fruit parmi le grand verger,
Mais nous continuons, amants, à exprimer l’essence,
Et concluons le jour, en un chapitre céleste…
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