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Les parquets vernissés des paradis perdus
Je les ai longtemps crus, créature crédule,
Réservés aux marquis à belle particule
Escarpins bien cirés et mouchoirs blancs écrus
La terre se consume en flammèches furieuses
L'orchestre joue encore au balcon du château
Les précieux messieurs déposent leur manteau
Tout continue alors, hordes impétueuses,
Campagne victorieuse au coeur du continent
Et les enfants vaincus, préjudice de guerre,
La honte laisse en bouche un âpre goût de terre
N'y pense pas si fort, et pour toujours tu mens
Cargos chargés d'ébène et de bois si solides
Qu'on en ferait sans mal un si vigoureux pal
Exposant aux humains cet avenir fatal
Oubliant les détails d'existences sordides
Ils sont partis soudards, les voilà lieutenants
Craignant les dieux païens, acharnés à combattre
Éconduits par la gloire en l'an quatre vingt quatre
La revanche soudaine, les voilà importants
Les voici séduisant d'helléniques compagnes
Dans leurs palais dorés faire mourir le temps
De leur pauvre naissance, et leurs pauvres parents
Ils s'enfuient encore en pillant les campagnes
Et leurs chevaux fourbus empruntent aux humains
Ce rythme lent et courbe autour d'immenses baies
Sentiers enroulés au-dedans des futaies
Le plaisir puissant d'accumuler les biens
Je le revois encore et j'entends sa parole
Agité et confus dans ce triste fatras
Des larmes, des remords, mais n'en faire aucun cas
Danser danser la valse, revoir le pont d'Arcole
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