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La ville
Se promener, dans une ville en ruine,
Imaginer la chair aux squelettes de pierre
Et ceux qui ont vécu, d’église en cimetière,
Sous un paysage effacé par la bruine
Cependant ils vivaient, autant et plus que toi
Mais la pierre est déserte
L’herbe envahit les toits
Et la lumière joue dans les ruines ouvertes
Le regard oblique du soleil qui se couche
Rougit le souvenir d’une gorge de femme
J’imagine sa bouche
Et le baiser d’un homme aux lèvres qui le damnent
Que de monde en la ville au soleil déclinant,
Tout un peuple englouti
Dans l’océan du temps
Dont l’esprit m’a parlé parmi les éboulis
Théo
http://www.mespoemes.net/theo
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