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Crier, hurler, mugir, pleurer son désarroi,
Hausser plus haut le ton, jusqu'à en perdre la voix,
Dire aux autres une bonne fois, ce qui ne va pas,
Maudire aussi tous ceux qui ne comprennent pas.
Poser tous les mots, les uns après les autres,
Ceux que l'on voulait doux, que l'on garde nôtres,
Les affliger, les battre pour extirper le mal,
Qui vous a été fait, sans paraître anormal.
Pouvoir essorer son âme ainsi que son coeur,
Rincer le détergent, qui fait notre malheur,
Et enfin dans un sublime feu d'artifice,
Pleurer sans larme, voir s'effondrer l'édifice.
Tout au fond de nous-mêmes, constater les dégâts,
Comme une morne plaine, après un dur combat,
Le coeur tellement déçu, notre âme déchirée,
D'avoir cru un seul jour, au nom de "l'amitié
Marie-Rose
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