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Tic tac tic tac tic tac…
Les secondes se perdent dans la panique
Les minutes aussi d’ ailleurs.
Mais il y a des gens qui meurent.
Alors il faut accélérer,
Un maximum, il faut en sauver.
Une femme approche, en larme
Du corps inanimé de son enfant
Elle ne peut pas se retenir de pleurer
En le voyant…
Par terre, su la route, elle ramasse
Son doudou plein de crasse
Un œil arraché, un bras en moins
Mais reste quand même un sourire serein
Sur la petite peluche.
Un peut plus loin
C’ est un pompier qui constate
Dans une marre écarlate
Qu’ une autre personne est morte.
Et même si il ne la connaît pas
Si c’ est la première fois qu’ il la vois
Son cœur éclate en mille morceaux.
Ses larmes coulent à flots.
Dans un café, à deux pas de là
C’ est un serveur qui ramasse les corps
De ceux qui ne sont pas encor morts.
Avec des serviettes, des bouts de nappes,
Tout ce qui peut servir à un garrot,
Il freine le liquide écarlate
Qui, des blessés, s’ échappe.
Et même à l’ autre bout de la France
A Paris, Dijon, Cherbourg où Faïence
Les gens qui regardent la télé,
Se sentent quand même concernés.
Car même si ce n’ est pas eux
Qui sont maintenant décédés
C’ est le pays, qui à été attenté.
Et les gouttes écarlates coulent
Sur les corps, roulent ;
Accompagnées par les larmes et la sueur.
Autant de mal que de peur…
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