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Elles passent au loin, ténébreuses pensées
Ces raies de lumière au goût de déjà vu
Ces retours du passé, éternels revenants
Souvenirs épuisés par les réminiscences
Souvenirs rehaussés des couleurs de l'amour
Tous ces lieux familiers devenus paradis
Le bruit de leurs chansons transformé en passion
L'odeur des beignets frits pour unique désir
Qu'elles partent à jamais, ces visions éternelles
Et nous laissent le temps d'inventer ces espaces
Oranges rouges chauds, ou mauves et rugueux
Où nous recréerons le monde et ses saveurs
La vie et ses ardeurs à l'abri des bonheurs
Anciens et éventés que tu connais si bien
Les pommes du verger à l'odeur écœurante
Ces sentiers trop foulés où je me suis perdu
Les vitraux éclatants éclairent la naissance
De ce monde attendri en attente de vie
Le souffle court, ému, tu avances à nouveau
Dans un temps merveilleux où tout reste à aimer.
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