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Tes joues hâves, et suaves, au teint hâlé
Au goût de caramel, je les ai embrassées
D'un seul regard conquis, je les ai caressées
De mes yeux décillés par ta folle beauté
Ton regard doux et chaud, brun et vert, et feutré
Je l'ai su capturer, tes paupières fermées
A l'abri des regards, je les ai transpercées
Je vois si clair en toi, je vois l'éternité
Le souffle de ta bouche, cette moue timide
Ta tristesse infinie et ton regard humide
Tes soupirs douloureux n'y pourront rien changer
Que ce soit en hiver, en été, en Provence
En forêt ou en mer, je saisirai ma chance
Dans le lin de tes draps, je m'y endormirai
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