|

Gaëlle... Gaëlle est une fille étrange et banale en même temps; sa vie mêlant cauchemar et rêve, réalité et illusion et aussi ambigüe qu' elle.
Gaëlle est née le 2 février 2002, à 19h30 du matin, dans un hôpital municipal, dans une grande ville pas très loin de son village. Ce village, très peut connu et très perdu au fin fond de l' Ardèche s' appelait Washington-les-pins. Elle y vivait avec sa mère, Catherine Duprès, vendeuse au Carrefour Market du coin, et sa mère, Nicole Dupont, femme au foyer. Leur vie était heureuse dans leur petite maison, à la sortie du village. Alors que la mère de Gaëlle se levait à 5h du matin, pour aller préparer le magasin avec ses collègues, la mère de Gaëlle restait avec elle, pour s' en occuper.
Gaëlle grandit et finit par intégrer l' école. A trois ans, elle entra en petite section maternelle. Puis l' année suivante, elle entra en moyenne section maternelle. Et l' année d' après, en grande section maternelle. A six ans, elle entra dans la "cour des grands", le CP. Gaëlle était une élève assidue. Elle écoutait très attentivement la maîtresse, quand elle expliquait que la lettre X était une farceuse, parce qu' elle produisait plusieurs sons; que 2+2 faisait 4, et non pas 22. Bref, elle faisait la fierté de ses parents, et de ses professeurs. Mais les autres élèves, voyant qu' elle était trop intelligente, qu' elle fayotait, comme ils le disaient, se mirent à ne plus lui parler, à ne plus la calculer. Maintenant, Gaëlle+"Les Autres", sa faisait 0. Les années passèrent, mais pas les jalousies. Les surnom dégradant, tels que "la fayote", "la chouchou" duraient. Puis, une brèche s' ouvrit dans le cauchemar, laissant passer un halo de lumière dans sa vie. Comme un lampadaire qu' on allume dans la nuit, un Vellux qu' on ouvre pour faire passer la lumière, une veranda qu' on pose pour plus de luminosité... bref. Cette lumière, cette bougie dans l' église, ce feu dans la cheminée... (pardon); c' était la gymnastique. C' était sa revanche sur la vie. Elle adorait la gymnastique. Sa figure préférée était la galipette. Elle faisait des galipettes tout le temps. Elle se mettait en boule... et elle roulait. Elle roulait, faisait des galipettes toute la journée. Même en rentrant chez elle, elle faisait des galipettes. Pour aller à table, dans son lit, sur le canapé... Elle n' arrêtait pas! Sa mère plaçait en elle un grand espoir, voulant l' inscrire au C.I.G.A. (Championnat International de Gymnastique Ardéchois). En revanche, sa mère ne voyait pas ça d' un bon œil. La célébrité mondiale dans toute l' Ardèche... Elle savait que sa fille ne supporterait pas tout ça. Sa mère et sa mère avaient chacune leurs conviction, mais Gaëlle, que préfèrerais-t-elle ?
Les jours passèrent, plus calme les uns que les autres. Mais un jour, le drame arriva... Elles apprirent la nouvelle par lettre. Une lettre qui plongea les mères de Gaëlle ainsi qu' elle dans un profond malheur.
"
Chère madame Dupont. Je vous informe d' une information très importante, qui va tristement vous informer : le décès de votre père. Il seras enterré à Rennes, le 2 Mai. Toute mes félicitations. Euh... Mes condoléances. M. Dupuis
Ce jour là, Gaëlle ne fit pas de galipettes...
A suivre.
----------------------------
Ce récit est un récit humoristique. Les personnages et lieux cités sont purement fictifs.
Merci d' avoir lut.
Brett.
|