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Et l'ennui s'épaissit dans cette cité fade
Parfois dans la chaleur j'entends la cavalcade
Et les hennissements des hongres harnachés
De cuir raide et noir, de tapis damassés
L'envie s'amincit, cette envie de vivre
Envie de poursuivre, alors je me rends ivre
D'uniformes clinquants, de costumes cintrés
Vaque, heureux militaire, à tes rêves sacrés
Et puis la pluie revient, devient une routine
Qui noie de chagrin tout mon désir intime
Alors j'écoute encore une nouvelle fois
Les hymnes belliqueux, et puis je te revois
Tu marchais sans raison le long de la rivière
Ton visage émacié où des yeux sans colère
Contemplaient fixement l'eau calme du chenal
Comme une solution à ton douloureux mal
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