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Il était très précisément 12h07 quand la tombe fut refermée. Gaëlle, sa mère et sa mère avaient assisté à un enterrement très émouvant, ouvert par ces quelques paroles du prêtre :
Mes frères, mes sœurs. Nous sommes aujourd’hui réunis dans le cimeterre Paul Ricard, pour l' enterrement de Monsieur Jean-Louis Dupont. Il à été un homme gentil, généreux et bon, avec ses proches. Du moins c' est ce qu' on dit parce qu' en vrai il buvait, passait toute ses journées devant la télé et laissait sa femme faire tout le sale boulot. Mais néanmoins, il était plutôt sympa avec sa maîtresse. Mais passons. Jean-Louis, tu as été un modèle pour nous tous. Notre idole, notre guide, notre étoile. Le chef de la meute, en quelques sorte. Mais, mes très chères amis, cet évènement nous rappelle qu' il faut nous aimer les uns les autres, et ce même si il y a une différence d' âge. C' est cette dernière phrase qu' il à accompagné avec une petite caresse sur le lobe de l' oreille de l' enfant du catéchisme qui l' accompagnait. A la fin de la cérémonie, tout les amis de Jean-Louis, c' est à dire trois, et toute sa famille, se réunirent dans la maison du mort et de sa femme, Élisabeth. Celle-ci recevait les "sincères" condoléances des personnes qui étaient venues pour l' enterrement. Gaëlle, elle, avait préféré rester dans la chambre de sa grand-mère, toute seule. Avec son cousin. Elle n' était pas si triste que ça, son cousin non plus d' ailleurs, car eux deux ne l' avaient vu qu' une seule fois, alors qu' ils étaient tout petit. Ils passèrent trois bonnes heures à discuter de tout et de rien : du fait qu' on avait pas voulut incinérer le grand-père, risque d' explosion avec tout l' alcool qu' il avait dans le corps; du fait que grand-mère cachait très mal sa joie; et aussi qu' on avait eu du mal a faire entrer Jean-Louis dans le cercueil. Après cette grande discussion, la mère de Gaëlle l' appela pour revenir dans le salon. Les mères de Gaëlle et elle même dirent au revoir à toutes et à tous, puis elles repartirent dans la voiture, pour rentrer chez elles.
Le voyage retour sembla moins long pour Gaëlle. Mais tout aussi ennuyant. Elle n' avait emporté ni livre, ni console pour patienter. Et puis dans la voiture, elle ne pouvait pas faire de galipettes. Une demie heure après le départ, la ceinture de Gaëlle commença à la gêner. Elle l' enleva. Elle se retourna et regarda derrière, par le pare-brise de derrière. Derrière elle, il y avait une voiture noire. Et derrière, une voiture noire. Et encore derrière, une autre voiture noire. Quand à la quatrième voiture, et là je vais vous surprendre... Elle était noire.
Gaëlle et ses mères arrivèrent enfin chez elles. Fatiguées par le voyage, elles s' endormirent dans leur lits, doucement bercées par les coups de fusils des chasseurs alcooliques fêtant leur victoire sur deux sangliers.
Le lendemain matin, Gaëlle ne se rendit pas à l' école. C' était dimanche. Elle alla en galipettes au ruisseau qui coulait à une centaine de mètres de leur maison. Elle aimait se promener là-bas, observant les poissons qui sautaient pour attraper les libellules, écraser les escargots avec ses pieds, et chopper des lapins pour les serrer dans ses bras... jusqu' à ce que leurs poumons ne soient plus alimentés du moindre petit courant d' air ! C' était mignon à voir. Gaëlle repensa, entre deux exécutions de lapins, à son cousin. Elle l' avait trouvé gentil, et puis surtout, il ne l' avait pas jugé. Pas comme les autres enfants de son âge. C' est à ce moment là que Gaëlle prit conscience d' une chose très importante, capitale même : relâcher le lapin, il était mort. Mais elle prit conscience d' une deuxième chose importante : la famille, c' est sacré. Alors, elle rentra chez elle, attrapa une feuille blanche et elle y écrivit un message pour son cousin. Message qu' elle mit dans une enveloppe et envoya aussitôt par la poste.
FIN.
Brett.
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Ce récit est un récit humoristique dont les personnages et lieux cités sont purement fictifs. (Mis à part Rennes)
Je ne sais pas si je ferais une suite, seul le temps le dira.
Merci d' avoir lut.
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