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Poème retrouvé que j'avais dédié à mon épouse +
A toi que j'aime.(1989)
Hier, c'était pendant la messe,
Un instant je t'ai regardée.
Tu priais, pieuse et absorbée.
Je ne sais si c'est l'âge ou moi
Qui te fait cette ride au front.
Elle m'attendrit. Mon émoi
Est tel que j'accepte l'affront
De mesurer ma petitesse
Quand toi tu grandis chaque jour.
Dans la souffrance et dans l'amour.
Oui, tu grandis, car tu es femme
Avec cette qualité d'âme
Qui n'est que par le don de soi.
Ô toi, Douce, pourrai-je un jour
Avoir suffisamment d'amour
Pour me vouloir digne de toi ?
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