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Dans nos campagnes ont surgi,
longues tourelles de béton,
d'étranges constructions nouvelles,
des géantes aux bras armés
qu"on croirait être des compagnes
de l'illustre Gargantua.
Et telles des anges d'airain
leurs ailes vont fouettant l'air
sans provoquer de réaction,
l'ire possible des passants
qui ne sont pas, c'est évident
ni des nouveaux ni descendants
de Quichotte de la Mancha.
Elles paraissent pourtant frêles
quand on les aperçoit de loin
ces silhouettes dans le ciel.
C'est au point que, j'en suis certain,
les eut aimées Giacometti
s'il avait pu de son vivant
les voir ainsi que je les vois.
hautes, fières par tous les temps
et domptant la force des vents,
Tournent, tournent, tournent encore,
leurs hélices comme des palmes
séparant l'air dans un travail
incessant, vraiment de Titan,
tels des Cyclopes, Polyphème
ou bien quelqu'autre phénomène.
Mais nous le savons maintenant,
ce sont des robots bienfaisants.
Lors qu'en auraient dit nos grands-pères
et l'aimable Alphonse Daudet
de ces nouveaux phares de terre,
moulins voisins pour prochains contes,
qui par leurs signaux lumineux
propagent dans l'immensité
l'incessant besoin du progrès,
l'histoire de l'humanité,
l'incroyable génie de l'homme.
René
http://www.mespoemes.net/rivaudais
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