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O Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre!
( Baudelaire)
Ce soir, vieux matelot, en larguant ton amarre
Pour des pays lointains, voyageant sur les mers,
Sous un ciel généreux et par des vents travers,
Nous quitterons ce port qu’éclaire à peine un phare.
Prépare ta grand-voile et mets-toi à la barre,
Vogue vers ces contrées ignorant les hivers,
Où les esclaves nues libérées de leurs fers,
Chantent au bord des flots en pinçant leur cithare.
Tous ceux qui sont partis, pirates ou briscards,
Pour prospecter de l’or ou cueillir des épices,
Pêcher dans les coraux langoustes et homards,
Ou jeter leurs filets dans le fond des abysses,
Ont toujours refusé de songer au retour,
Tant ils ont amassé de richesse et d’amour.
Richard
http://www.mespoemes.net/louis
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